15 mars, 2008

La cuisine française arrive à Shanghai


LeBund, la célèbre promenade qui longe la rivière Huangpu, quartier du luxe en devenir de l'ancien Paris de l'Orient.

Pourtant détenteurs d'une gastronomie riche et variée, les Chinois sont avides de nouveauté jusque dans leurs assiettes, comme à Shanghai où la France dresse le couvert en conséquence.


Cuisine régionale chinoise, italienne, libanaise, indonésienne, «fusion», les goûts alimentaires des consommateurs semblent évoluer aussi vite que le développement économique du pays. Cette réceptivité aux phénomènes de mode est particulièrement visible dans la plus grande ville de Chine où l'augmentation sensible des revenus permet aux couches sociales moyennes et supérieures de suivre le rythme soutenu des ouvertures de nouvelles enseignes.


Dans ce paysage coloré et très concurrentiel, la France défend son pavillon. Selon la Mission économique française à Shanghai, la ville compte déjà une quinzaine de restaurants français. Les demandes pleuvent pour monter ce type de commerce sans que toutes n'aboutissent. «Le coût des licences constitue souvent un frein», explique un conseiller de la mission. Gastronomie à proprement parler ou juste «chic français», plusieurs établissements de renom ont ouvert en 2004 et la cadence devrait être soutenue en 2005.


L'an passé, la gastronomie française à Shanghai s'est dotée de deux ambassadeurs haut-de-gamme : le Jean Georges, du nom du chef alsacien en vogue à New York, Jean-Georges Vongerichten, et le Sens & Bund des frères Pourcel, deux étoiles dans la dernière édition du Guide Michelin pour leur Jardin des Sens à Montpellier.

À quelques numéros de rue près, les deux restaurants ont jeté leur dévolu sur le Bund, la célèbre promenade qui longe la rivière Huangpu, quartier du luxe en devenir de l'ancien Paris de l'Orient.

Aucun commentaire: